Guide de l’optimisation fiscale en Suisse Romande

Optimiser sa fiscalité en Suisse romande, c’est un peu comme choisir son abonnement mobile : si on ne regarde pas les petites lignes, on paie trop pour rien. En 2026, avec les disparités entre Vaud, Genève ou le Valais, chaque détail compte pour garder un maximum de plumes sur l’oie.

Voici un tour d’horizon des leviers les plus puissants pour votre déclaration, version directe et optimisée.

Frais pros : Ne laissez rien sur la table

Pour les salariés, c’est la base. Vous pouvez déduire vos trajets, vos repas et même vos frais de formation. En 2026, la règle du kilométrage pour la voiture privée reste généreuse (souvent autour de 0,75 CHF/km), mais attention aux plafonds qui varient. À Genève, la déduction est limitée à 3’200 francs, alors que le canton de Vaud ne fixe plus de plafond maximal, ce qui change la donne pour les gros rouleurs. Si vous mangez à l’extérieur, le forfait fédéral est de 15 francs par jour (7,50 CHF si la cantine est subventionnée).

Prévoyance : Le levier roi (3a et LPP)

C’est sans doute votre meilleure arme. Pour 2026, le plafond du pilier 3a est fixé à 7’258 francs pour les salariés et à 36’288 francs pour les indépendants sans 2ème pilier. Chaque franc versé fait baisser votre revenu imposable.

Les choses sérieuses commencent avec les rachats LPP (2ème pilier). Si vous avez des lacunes, racheter des années de cotisation est entièrement déductible. C’est la stratégie ultime pour les gros revenus en Romandie, où l’économie d’impôt peut dépasser 30 %.

Famille et garde d’enfants : Le budget qui pèse

Si vous avez des enfants, les déductions sociales sont vos alliées. Au niveau fédéral, on parle de 6’500 francs par enfant. Mais le vrai gain se situe sur les frais de garde (crèche, maman de jour). À Genève, le plafond est monté à plus de 25’000 francs, tandis que Vaud permet de déduire jusqu’à 15’200 francs par enfant. C’est un poste de dépense énorme, alors gardez bien toutes vos factures.

Immobilier : La fin d’une époque ?

Le grand changement de 2026, c’est la réforme de la valeur locative. Suite à la votation de 2025, le système bascule : si vous n’avez plus à déclarer ce « revenu fictif », vous perdez aussi la majorité des déductions pour frais d’entretien.

Pour les propriétaires actuels, c’est le moment de vérifier si vous pouvez encore déduire vos intérêts hypothécaires ou vos travaux d’amélioration énergétique. Car les règles de transition varient selon les cantons. Les locataires ne sont pas oubliés, notamment en Valais ou dans le canton de Vaud, où des déductions forfaitaires pour le logement existent encore.

Assurance maladie et frais médicaux

On le sait, les primes LAMal explosent. Heureusement, une partie est déductible selon des barèmes cantonaux précis. Quant aux frais médicaux (dentiste, lunettes), ils ne deviennent intéressants que s’ils dépassent un certain seuil de votre revenu net (souvent 5 %). En dessous, c’est pour votre poche.

Imposition à la source : Demandez votre dû

Si vous êtes détenteur d’un permis B et imposé à la source, ne restez pas passif. Si votre situation le permet (revenu élevé ou déductions spécifiques comme les dividendes), demandez une Taxation Ordinaire Ultérieure (TOU) avant le 31 mars pour prolonger le délais de vos impôts. Cela peut vous permettre de récupérer des milliers de francs que le barème standard ne prend pas en compte.

Ce qu’il faut retenir pour votre budget

L’optimisation fiscale n’est pas réservée aux millionnaires. En jouant sur les frais pros, le 3a et les rachats LPP, un contribuable romand moyen peut facilement économiser l’équivalent d’un treizième salaire. La clé ? La discipline. Notez vos frais, anticiper vos versements 3a dès janvier et restez à l’affût des changements législatifs de votre canton.

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